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Bénédiction Urbi et Orbi

du 27 mars 2020


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Bénédiction Urbi et Orbi

du pape François

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Deuxième Message

à mes chers alsaciens

 

publié le 26 mars 2020 

  

« J’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose qui est de ne pas savoir demeurer au repos dans une chambre. » (Blaise Pascal, Pensées)

Je vous redis toute mon affection et ma prière. J’essaie comme vous de conserver un peu d’humour.

Le confinement, c’est amusement au premier jour, détente au deuxième jour, concentration au troisième mais après ?

Sauf à être habituellement cloîtré en son logis, le confinement au-delà d’une semaine sera naturellement beaucoup moins drôle, surtout dans un 54 m2 sans balcon et partagé à cinq (c’est le cas de mon frère à Paris).

Les ennuis fruits de l’ennui vont commencer. Faut-il les nommer par avance ?

Chacun anticipe déjà son bilan : courage il peut y avoir aussi du positif !

Comment tenir confinés plusieurs semaines sachant qu’on n’a pas tous un chien à promener ou une vieille parente à visiter ?

Au passage, on mesure à cette heure l’importance des grand-mères et des chiens. Je ne confonds pas les deux encore qu’il se puisse aussi que grand’mère ait un caniche et là…

Beaucoup d’entre nous, par discipline, par conviction, par peur (qui sait ?), nous ne quittons pas notre logement en attendant des jours meilleurs et, surtout, les consignes politiques.

Si nous sommes en pleine forme, le manque d’activités (sportives, laborieuses ou culturelles) voire même le défaut d’occupations utiles nous pèsent.

Notre énergie bouillonne en nous et nous cherchons comment la dépenser.

Nos mains nous démangent, notre esprit tourne en rond, notre coeur s’épuise (assez vite) avec nos prochains devenus trop proches et qui feraient bien de profiter de cette période étonnante pour faire des efforts, pense-t-on avec la même conviction qu’ils partagent à notre sujet.

Alors il y a les distractions. Celles, favorites, qui s’amplifient : films et séries, jeux sociaux ou vidéos, lecture et culture, ménage et repassage. Je plaisante pour les tâches domestiques.

Quoi que ça puisse être distrayant pour certains hommes qui y verront une nouveauté. Et aussi bricolage et jardinage pour ceux qui en ont les moyens mais je crois savoir que tout le monde n’a pas un jardin ou un palais épiscopal de 850 m2 (C’est mon cas. Mon confinement est moins douloureux que pour d’autres).

Il n’est pas mauvais de se distraire. Les distractions détendent (elles distraient aussi) à condition de ne pas en abuser. A haute dose, elles se corrompent et mutent en divertissement.

C’est que se distraire et se divertir, ce n’est point la même chose. Je prends ici l’habit (trop large pour moi) du moraliste. L’esprit comme un muscle a besoin de « souffler ».

Et la respiration de l’esprit, la détente du mental, c’est la distraction. La concentration se pose sur autre chose que le travail habituel.

Le sens du shabbat ou de notre dimanche tient à ce que nous nous tournons vers autre chose : Dieu, notre famille, notre corps etc. Ainsi nous jardinons le dimanche sauf si nous sommes jardiniers de profession. Cela nous distrait au très bon sens du terme.

Ainsi nous nous mettons à des jeux de société avec nos enfants. Toutes ces distractions nous détendent sans nous perdre.

Pour le divertissement, il en va tout autrement. Je reviens à notre génie français, Blaise Pascal. Dans les liasses qu’il nous a laissées, collecte rapide des pensées notées au jour le jour en vue d’un ouvrage magistral, l’une porte ce titre : « divertissement. »

En voici quelques extraits :

« Divertissement. Les hommes n’ayant pu guérir la mort, la misère, l’ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n’y point penser. »

« Le roi est environné de gens qui ne pensent qu’à divertir le roi et à l’empêcher de penser à lui. Car il est malheureux, tout roi qu’il est, s’il y pense. »

« Ainsi l’homme est si malheureux qu’il s’ennuierait même sans aucune cause d’ennui par l’état propre de sa complexion. Et il est si vain qu’étant plein de mille causes essentielles d’ennui, la moindre chose comme un billard et une balle qu’il pousse suffisent pour le divertir. »

« Nous courons sans souci dans le précipice après que nous avons mis quelque chose devant nous pour nous empêcher de le voir.

« La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement. Et cependant c’est la plus grande de nos misères. Car c’est cela qui nous empêche principalement de songer à nous et qui nous fait perdre insensiblement. Sans cela nous serions dans l’ennui, et cet ennui nous pousserait à chercher un moyen plus solide d’en sortir, mais le divertissement nous amuse et nous fait arriver insensiblement à la mort.

« Agitation. Quand un soldat se plaint de la peine qu’il a ou un laboureur etc. qu’on les mette sans rien faire.

« Ennui. Rien n’est si insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans divertissement, sans application. Il sent alors son néant, son abandon, son insuffisance, sa dépendance, son impuissance, son vide. Incontinent il sortira du fond de son âme, l’ennui, la noirceur, la tristesse, le chagrin, le dépit, le désespoir. »

Au fond, la distraction est une détente de soi, le divertissement une diversion de soi. On ne se laisse pas en se distrayant mais on se néglige dans le divertissement.

Distrayons-nous et évitons le divertissement !

Je prie pour vous tous les jours.

+ Luc Ravel

Archevêque de Strasbourg

Les anciens messages

  


 Premier message

à mes chers Alsaciens

pour le temps de l’épidémie

 

Publié le 18 mars 2020 

  

A la différence de douleurs qui n’atteignent qu’un seul membre mais que nous partageons par la solidarité unissant les membres d’un même corps, aujourd’hui nous sommes tous atteints.

Je songe à cette fable de Jean de La Fontaine « Les animaux malades de la peste » : « Ils n’en mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. » Maintenant ou demain, nous serons tous frappés en notre chair, dans notre famille, à travers les difficultés de l’entreprise etc.

Si certains passent entre les gouttes, ce sera miracle… et, j’ose croire qu’ils n’en seront que plus sensibles à la souffrance des autres.

Tenez-bon ! Courage ! Même le pire a une fin. Mais beaucoup d’entre nous vont trouver le temps de l’épidémie long voire extrêmement long, dans l’attente exaspérée que reprenne la vie normale.

Leur patience sera mise à rude épreuve pour des raisons opposées, que je signale afin que nous portions ceux qui sont plus que les autres sous le joug de la durée, la lenteur d’un temps qui n’en finit pas. Regardons-les.

Ceux qui ruinent leur santé en travaillant trop pour nous : le personnel soignant avant tout, lui qui arrive déjà à saturation. Mais aussi les policiers et militaires qui vont assurer l’ordre et nous éviter le pire (Imaginons une attaque terroriste d’ampleur avec un groupe armé attaquant un hôpital. Ce serait une tragédie innommable).

Sur-occupés habituellement, comment les uns et les autres vont-ils tenir le coup ? Certainement beaucoup d’autres catégories de personnes rejoignent les soignants et les forces de l’ordre, par exemple nos chers pompiers toujours disponibles.

Ceux qui dépriment en travaillant trop peu et qui n’auront même plus ce minimum de vie sociale que leur fournissaient les commerces, les marchés et les messes : ces personnes seules à qui on ajoute le confinement à la solitude.

Ces chefs d’entreprises qui voient leur activité fondre et qui songent à tout arrêter.

Ces jeunes qui perdent leurs espoirs de réussites scolaires malgré les propositions des établissements scolaires ou universitaires.

Sûrement, là encore, j’oublie beaucoup de monde.

A ceux-là, à ceux qui sont rudement éprouvés, je propose l’aide de l’Église. Nous ne ferons pas de miracle mais à nous tous nous sommes une extraordinaire force d’amour.

Et pour être à la hauteur des appels lancés par les hommes nos frères, je me permets de fixer aujourd’hui notre attention sur trois points très concrets :

La discipline personnelle.

Puisque nous sommes disciples du Christ, nous avons l’habitude de la discipline divine ! Or, comme le disent saint Paul (Rm 13) et saint Pierre (1P 2), Dieu parle et passe par les autorités politiques et judiciaires car Il est la source de leur autorité.

Nous devons donc vivre les consignes et recommandations données avec zèle et foi. Sans rechigner mais avec la conscience d’être disciples du Seigneur en exécutant les ordres.

Par cette obéissance, nous avançons spirituellement. Non seulement la raison mais aussi la piété nous pressent d’être disciplinés. Jusqu’aux moindres détails. Soyons ponctuels dans notre obéissance.

La solitude terrible.

Certes le Carême est un temps de désert et le désert est souvent caractérisé par la solitude. Tant mieux si nous pouvons trouver un peu de calme ces prochaines semaines. Mais je pense aux gens seuls déjà accablés par la solitude avant l’épidémie.

Solitude éprouvante, hier. Solitude angoissante aujourd’hui. Solitude mortelle demain.

Nous pouvons réagir ensemble à partir de la demande instante que je vous fais : que chaque catholique s’engage à un contact journalier avec deux personnes seules qu’il connaît. Il n’y a pas que les grands vieillards à être seuls.

Un coup de téléphone, une communication vidéo, un SMS pour prendre et donner des nouvelles, proposer une aide etc. Nous sommes très nombreux et peu de personnes passeront dans les mailles du filet de notre charité.

L’Eucharistie spirituelle.

Plus de messes publiques ne veut pas dire plus de messes du tout. Les prêtres ne cessent pas de dire la messe, chaque jour, en particulier pour le peuple qui leur est confié.

A chacun de s’unir à cette incomparable source de vie chrétienne. Comment ? Bien entendu il y a les moyens de communications : la messe télévisée, radiodiffusée, numérisée. Mais il y a aussi la communion spirituelle.

Elle n’est pas une nouveauté. Des chrétiens vivent sans possibilité d’aller à la messe pendant de longs mois (par exemple en Amazonie, nous a rappelé le pape François). Unissons nos cœurs à l’heure de la messe ! Les cloches sonnent toujours…

N’oublions pas l’Eucharistie !

Entretenons la mémoire de la messe ! Dans ce sens, je vous laisse deux belles citations de Madeleine Delbrêl : « Vivons-nous chaque confession, chaque communion comme des gens qui ne sauraient pas quand ils pourraient à nouveau se confesser ; à nouveau communier ? » (L’éblouie de Dieu, Nouvelle Cité, 2020, p. 118)

Et encore : « Toute cette intensité de charité poussée jusqu’au bout n’est pas encore la bout de la charité de Jésus dans l’Eucharistie car il est une présence au monde entier. Il est le véritable Adorateur, le Distributeur comblé, revêtu de toute grâce, comblé de tous les dons de la source de vie. C’est là que nous pourrons apprendre cette vie d’intimité avec le monde entier. Chacun de nous doit être, à l’exemple de Jésus, l’adorateur unique pour le monde entier, car si notre cœur est livré à l’Eucharistie, il est présent à tous les cœurs humains… Alors devrait s’éveiller en nous la pitié pour les autres à travers le cœur de Jésus. » (L’éblouie de Dieu, Nouvelle cité, 2020, p. 114-115)

Amitiés fraternelles à tous dans le Seigneur !

17 mars 2020

+ Luc Ravel, Archevêque de Strasbourg 


Communiqué du diocèse

Publié le 06 mars 2020

 

A la suite à la décision de Monsieur le Préfet de Colmar, tout rassemblement de plus de 50 personnes en milieu clos est interdit dans le département du Haut-Rhin.

 

Restent donc autorisés toute célébration (de semaine comme du dimanche) et tous rassemblement réunissant moins de 50 personnes.

 

En revanche, la règle des 50 personnes ne s’applique pas de manière stricte aux cérémonies de mariage, d’enterrement et de baptême. Les familles veilleront à limiter le nombre d’invités.

Ces consignes entrent en vigueur immédiatement.

 

D’autres indications pastorales, plus précises, seront données en fin de semaine prochaine, et en fonction de l’évolution de la situation sanitaire.

 

Luc Ravel,

Archevêque de Strasbourg


La vitalité du diocèse de Strasbourg en chiffres


En mars dernier, le diocèse de Strasbourg avait lancé une grande enquête afin d’avoir un ordre d’idée quant à la fréquentation de nos églises. Plusieurs sources ont été exploitées pour cette enquête : outre le comptage des messalisants (personnes assistant régulièrement aux messes dominicales) sur deux week-end de mars (Temps ordinaires), d’autres chiffres ont permis d’avoir un état des lieux précis de la situation (chiffre du personnel,  des sacrements et des bénévoles engagés au service de la liturgie des paroisses…)  Il en est ressorti que 55 000 fidèles vont à la messe chaque dimanche. Le nombre de catholiques est, lui, largement estimé à 1 300 000 dans la région.

DNA du 26 mai 2018
DNA du 26 mai 2018
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Enquête sur la vitalité du diocèse de Strasbourg - 2018
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Quelques chiffres pour notre diocèse :

 

55.000 CATHOLIQUES vont tous les dimanches à la messe soit environ 5% des catholiques en âge et en situation de pratiquer (la moyenne nationale est de 1.8 %). Un chiffre qui reflète la fréquentation des églises les dimanches ordinaires, et qui aurait été tout autre en période de grandes fêtes comme à Pâques ou à Noël.

 

PERMANENTS au service de la Mission

·         392 prêtres incardinés (1200 en 1950) dont 154 retraités (40%)

·         50 prêtres en provenance d’autres diocèses (de France ou du monde)

·         140 prêtres religieux dont 50 retraités (35%)

·         54 prêtres étudiants

·         86 diacres

·         250 coopérateurs laïcs de la pastorale

·         20 séminaristes (pour les 2 séminaires du diocèse)

 

BENEVOLES au service de la liturgie des paroisses

·         3.300 servants d’autel  (dont 486 ont plus de 16 ans)

·         3.500 Lecteurs

·         1.000 Fleuristes

·         1.000 Sacristains

·         8.500 Choristes

·         750 Organistes

 

PERMANENTS au service de la catéchèse scolaire

·         95 professeurs de religion dans les collèges et lycées

·         700 intervenants en religion dans les écoles primaires

·         40.000 enfants suivent l’heure d’enseignement catholique dans les écoles ;  20% des collégiens et 10% des lycéens sont  inscrits en cours de religion catholique

 

 BENEVOLES au service de la catéchèse paroissiale

·         350  animateurs pour l’Eveil à la Foi

·         1.000 animateurs pour le 1er pardon

·         975 animateurs pour la 1ère communion

·         350 animateurs pour la profession de Foi

·         365 animateurs pour la Confirmation

·         160 animateurs pour la post-confirmation

 

DIACONIE

·         2.015 Bénévoles de la caritas

·         1.750 visiteurs de malades

·         1.000 membres des Conférences St Vincent de Paul

·         700 bénévoles du CCFD en 36 équipes

 

·         250 bénévoles de l’Ordres de Malte



Déclaration des Evêques de France

Fin de vie: OUI à l'urgence de la fraternité

Nous devons tous pouvoir réfléchir le plus sereinement possible à la fin de vie. En apportant leur éclairage, les 118 évêques de France signent une Déclaration « Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité ! », ce jeudi 22 mars 2018. Ils expriment leur compassion envers leurs frères et sœurs en fin de vie et saluent les professionnels de santé qui leur procurent une réelle qualité de vie avec une fin de vie la plus apaisée possible. Ils déplorent les disparités d’accès aux soins palliatifs sur le territoire national, ainsi que l’insuffisance des formations proposées aux personnels soignants, car cela engendre des souffrances tragiques. Ce sont elles qui occasionnent les demandes de légalisation d’assistance au suicide et d’euthanasie.

Avec ces constats, les évêques de France avancent six raisons éthiques majeures pour s’opposer à cette légalisation qui, à nouveau, troublerait profondément notre société. Ils appellent leurs concitoyens et leurs parlementaires à un sursaut de conscience pour que s’édifie une société fraternelle où nous prendrons individuellement et collectivement soin les uns des autres.

 

 

Lire la déclaration des Evêques du 22 mars 2018

" Fin de vie: OUI à l'urgence de la fraternité "

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Déclaration des Evèques du 22-03-2018.pd
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Visite pastorale du Sundgau - du 2 au 5 février 2018

MESSAGE de Mgr Luc RAVEL 

A TOUS LES CATHOLIQUES DU SUNDGAU

 

A tous les femmes et les hommes de haute volonté 

au service du bien de tous.

 

 

 

A la fin de ma visite pastorale du 2 au 5 février 2018, je rends grâce à Dieu et je vous bénis. Qu’il y avait du feu chaud chez vous, terre du sud, socle de l’Alsace ! Malgré la fraîcheur des cieux, j’en reviens tout réchauffé.

 

Peut-être fallait-il, pour le sentir, un homme venu du « dehors » qui, d’un coup de sa canne de pasteur, voudrait révéler ce Feu à vos yeux et le libérer de vos cœurs. Car il se cache derrière un voile d’apparences contraires. Qu’est-ce à dire ?

 

Les disciples en route vers Emmaüs (Lc 24) étaient bien trop occupés par leur tristesse pour reconnaître le Christ qui marchait à leurs côtés, en pleine vitalité. Et pourtant, s’ils avaient regardé leur cœur, s’ils étaient revenus à l’intérieur, ils auraient même douté de la réalité de leur désespérance. Ils auraient senti quelque chose de contradictoire avec ce que leurs yeux avaient vu : la mort de leur Maître scellant la défaite du Royaume. Et nous, nous voyons la chute de nos pratiques, la baisse de nos engagements, l’éloignement de prêtres. Et notre cœur se laisse mordre par la tristesse.

 

Et pourtant, votre cœur n’était-il pas tout chaud quand vous m’accueilliez en vos villages ? De quel Feu pouvait-il brûler sinon de celui qui a fait naître votre contrée ?

 

En tous cas, le mien chauffait fort, en roulant vers vous de villes en villages. « Le Feu n’est pas éteint », me disais-je à la sortie de vos églises. Simplement, il s’est accroupi dans les cendres du brasier d’autrefois. Souvenons-nous de cet incendie immense qui s’alluma si loin, jusqu’au cœur de l’Afrique et de l’Asie, porté par les vôtres.

 

Ainsi va la flambée : les bûches sont toujours nouvelles, mais l’âtre garde le même feu. Pareillement, une terre et une race conservent le même esprit bien qu’alimenté par les générations nouvelles. Je l’ai senti chez vous : les tisons sont vifs. Les braises rouges. Les cœurs ardents. Mais, seules, par endroits, quelques flammèches frissonnent encore. Il faudrait un petit « quelque chose » pour que les flammes s’élèvent à nouveau et saisissent les jeunes qui piaffent de ne pas brûler comme leurs aînés.

 

Cet « esprit » sundgovien, ce feu intact mais fragile, ne peut pas être différent de celui de vos aînés. C’est celui d’une église en sortie : une église fervente avec les siens pour être missionnaire auprès des autres. Et ce « bout du monde », ce « si loin » du 19ème siècle, est venu jusqu’à vous avec ses cultures, ses croyances et aussi ses idolâtries. Pour l’enflammer, il faut des flammes nouvelles, naissant des braises anciennes quand un souffle précis et régulier les frappe.

 

Ce souffle, dont les charbons font leur feu, c’est celui de la liberté dans le Christ.

 

Soyez libres d’être fiers. Et fiers d’être libres de toutes peurs.

 

 

 

+ Luc Ravel, archevêque de Strasbourg

10 février 2018

 


Visite Pastorale de Mgr Luc Ravel

 

Retrouvez sur le site du Diocèse, toutes les photos téléchargeables ainsi que l'article qui vous relate les différentes étapes de la Visite pastorale du Sundgau de Mgr Luc Ravel cette visite


LE NOTRE PERE

Entrée en vigueur de la nouvelle traduction le 3 décembre 2017

Le 3 décembre prochain, 1er dimanche de l’Avent, la nouvelle traduction française du Notre Père entrera en vigueur pour l’ensemble des actes liturgiques et catéchétiques.

 

Les fidèles catholiques ne diront plus désormais : « Ne nous soumets pas à la tentation »

mais

« Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

 

La formule en usage depuis 1966 – « ne nous soumets pas à la tentation » – n’est pas fautive d’un point de vue exégétique, mais elle pouvait donner à penser que Dieu pourrait nous soumettre à la tentation, nous éprouver en nous sollicitant au mal.

Le sens de la foi nous indique que ce ne peut pas être le sens de cette sixième demande. Ainsi, dans la lettre de Saint Jacques, il est dit clairement que Dieu « ne tente personne » (Jc 1, 13). Voilà ce qui a motivé le changement de la traduction.

Pour accompagner cette modification qui, assurément, perturbera nos assemblées jusqu’à ce que le pli soit pris et que les mots de la prière rejoignent l’inclination profonde de la mémoire du coeur, nous aurons à accompagner pastoralement la démarche.

 

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Prière du NOTRE PERE à télécharger
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Le diocèse de Strasbourg va diffuser 200.000 images à travers les paroisses, les services et les mouvements. L’image, au format d’une carte postale pourra être insérée dans les missels et livres de chants, mais aussi servir à la prière personnelle.

 

Elle comportera au recto la reproduction d’un vitrail de la cathédrale représentant le Christ enseignant ses disciples, et, au verso, le texte de la nouvelle traduction du Notre Père. 


Le Notre Père

Cette prière vient de l’Évangile de Matthieu (Mt 6, 9-13) et il en existe une autre version, plus brève, dans l’Évangile de Luc (11, 2-4). C’est à partir de ces deux textes qu’a été composée la prière du « Notre Père » que nous connaissons aujourd’hui..

Deux mille ans plus tard, en français ou en latin, en chinois ou en l’une des innombrables langues humaines, des enfants, des hommes et des femmes, redisent ces mots prononcés par Jésus lui-même, dans sa langue.

Après l’adresse à « Notre Père qui es aux Cieux », Jésus met sur nos lèvres sept demandes. Quatre expriment nos besoins fondamentaux : la révélation et la sanctification du nom de Jésus en tous et par tous ; l’accomplissement de son Royaume de paix, de justice et d’amour ; le désir de Dieu qui est le vrai chemin du bonheur ; la nourriture qui nous fera marcher vers son Royaume.

Toute notre vie entre dans ces demandes.

Trois autres marquent notre combat contre le Mal : le pardon reçu qu’ouvre le pardon donné ; l’aide pour refuser la tentation ; et, enfin, la délivrance de l’auteur du péché, le Mauvais.

Nous sommes tous confrontés à ce combat ?

Le Notre Père est école de prière quotidienne, simple et accessible. Elle peut l’être si notre vie devient petit à petit vie entre les mains du Père. Recevons-le, disons-le, prions-le avec foi, espérance et charité, dans le souffle de l’Esprit qui fait vivre, nuit et jour, les disciples de Jésus.

Pour cela, n’oublions pas de Lui dire humblement : « Seigneur, apprends-nous à prier », comme les apôtres l’ont demandé eux-mêmes à Jésus.


Le catéchisme

Pourquoi inscrire votre enfant au catéchisme ?

 

Un nouvel espace dédié au catéchisme est lancé sur le site de la Conférence des évêques de France. Cet espace est destiné aux parents qui se posent des questions sur le catéchisme, notamment à l’occasion de la rentrée et du choix des activités de leur enfant.

Dans cette démarche, parfois initiée par l’enfant lui-même, ils souhaitent non seulement avoir des informations sur ce qui se passe et ce qui se joue au catéchisme mais aussi des informations pratiques. Avant même de prendre contact avec leur paroisse, ils recherchent très souvent sur internet.

Sur www.catechisme.catholique.fr , des éléments de réponse et des témoignages leur sont proposés ainsi que des informations pratiques sur l’inscription au catéchisme, des liens et ressources pour parents et enfants.

 

Vous y trouverez, donc 35 questions sur le catéchisme organisé en 5 grandes thématiques :

  • Pourquoi inscrire mon enfant au catéchisme ? 
  • Que fait-on au catéchisme ? 
  • Quand et comment inscrire mon enfant ?
  • Quel lien entre catéchisme et sacrements ?
  • A quel âge aller au catéchisme ?

Des témoignages de parents, enfants et catéchistes qui s’enrichiront au fil du temps

Des définitions sur les mots du caté

Des propositions de sites ressources