Fête du Christ Roi

Dimanche 20 novembre 2016


Ce dimanche 20 novembre, nous fêtons le Christ Roi. Cette fête correspond à la fin de l’année liturgique, année C. L’année C a été centrée sur l’évangile de Saint Luc, appelée aussi l’évangile de la miséricorde. Ce 20 novembre 2016 voit aussi la clôture de l’année sainte de la miséricorde.


« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc, de toutes les nations faites des disciples. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps ».

 

Telles sont les dernières paroles du Christ ressuscité dans l’évangile de saint Mathieu. Elles nous aident à pressentir les dimensions inouïes du mystère que l’Église fête aujourd’hui, comme pour couronner l’année liturgique : le mystère du Christ Roi, de la royauté du Christ.

 

Dire : le Christ est Roi, c’est affirmer, à un premier niveau, que le Christ, comme Dieu et dans son humanité glorifiée, a pouvoir non seulement sur la terre, mais sur le cosmos tout entier, sur tous ces mondes que l’homme commence à explorer, sur tous les mondes dont nous connaissons l’existence et où nous n’irons jamais, et sur tous les mondes que notre science n’a pas encore découverts. Déjà le Christ en est le Seigneur.

 

Dire : le Christ est Roi, c’est proclamer aussi qu’il est le maître de l’histoire pour tous les peuples et dans tous les temps, et qu’il mène souverainement le destin de chaque homme, de chaque couple, de chaque famille, de chaque communauté, en suscitant, dans le cœoeur de chacun, le meilleur de sa liberté, et en faisant concourir tous les événements au bien de ceux qui l’aiment.

 

Dire : le Christ est Roi, prier le Christ Roi, c’est reconnaître que l’amour du Christ lui donne tous les droits; c’est reconnaître que le Christ a le droit de nous aimer comme il veut, autant qu’il veut. C’est aussi reprendre avec courage, et avec bonheur, le chemin que librement nous avons choisi pour l’aimer et le suivre.

 

Pourquoi est-ce inouï de proclamer: « le Christ est Roi, le Christ est Seigneur ? » Certains diraient volontiers : puisqu'il est Dieu, c’est normal ! C’est vrai en un sens, mais celui que fêtons comme notre Roi, c’est le Fils de Dieu qui est aussi le fils de Marie, c’est le Christ vrai Dieu et vrai homme ; et c’est donc un vrai homme qui est Seigneur du monde et de l’histoire, le vrai homme Jésus Christ, qui est né de la Vierge, qui a souffert, qui est mort et qui par sa résurrection est entré dans la gloire, libéré désormais de toutes les contraintes de l’espace et du temps. Le maître du monde et de l’histoire a dit « maman » à une femme de la terre, et c’est ce même Jésus Christ qui a tout pouvoir dans le ciel.

 

source www.jeunes-cathos.fr



Quand nous prions le Notre Père, nous demandons à Dieu de régner. Si nous Lui demandons de régner, c’est parce qu’Il sauve et est miséricordieux. Nous pensons parfois que le Christ exerce un pouvoir sur les hommes. Or, Il n’exerce pas de pouvoir contraignant ni n’écrase pas par Sa force. Il s’offre pour que nous ayons Sa vie, pour que nous entrions dans l’Esprit de son royaume ou tout homme peut trouver une place

 

Comme le bon larron, nous pouvons dire : Souviens toi de moi, quand tu viendras dans ton royaume.

 

source Eglise Catholique en Alsace